MONDIAL 2026 : l’Afrique au banc de touche.

MONDIAL 2026 : l’Afrique au banc de touche.

12 juillet 2026 Non Par admin

Quand le sifflet se tait

 

À la Coupe du monde 2026, un malaise couve loin des pelouses. Plusieurs arbitres africains dénoncent une mise à l’écart systématique et réclament leur rapatriement.

Entre silence de la FIFA et accusations de parti pris, le corps arbitral du continent se retrouve relégué aux marges du plus grand tournoi de la planète.

Le mutisme des désignations
Le silence s’est fait plus assourdissant que le vacarme des stades.
Dans l’ombre des projecteurs, plusieurs officiels africains ont interrompu leurs entraînements. D’un même élan, ils ont sollicité de la FIFA la réservation de leurs billets de retour.
Leur grief est simple et grave : une absence totale des feuilles de match. Ils dénoncent un traitement discriminatoire de la part de la Commission des arbitres, une marginalisation qu’ils jugent ni fortuite, ni anodine.

Un continent relégué aux coulisses
Le paradoxe est cruel. Alors que les affiches décisives du tournoi ont été confiées à d’autres confédérations, les sifflets subsahariens se sont éteints, un à un.
Sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés, l’interrogation enfle : l’Afrique ne sifflerait-elle désormais que depuis les tribunes ? Cette absence remarquée alimente depuis plusieurs jours une vague de critiques et de soupçons.

La FIFA face à ses responsabilités
Interpellée, l’instance faîtière du football mondial garde le silence. À ce jour, aucun communiqué n’est venu confirmer ces allégations, ni annoncer de mesures.
La FIFA se réfugie derrière des critères techniques : performance, évaluation, disponibilité. Des mots qui sonnent creux quand l’absence devient la règle.

Un présage funeste
Le corps arbitral africain était déjà fragilisé avant le coup d’envoi. Le Somalien Omar Abdulkadir Artan, désigné pour la compétition, s’est vu interdire l’entrée aux États-Unis en raison de restrictions migratoires.
Son forfait a privé le continent de l’une de ses plus grandes autorités, ouvrant la voie à ce sentiment d’invisibilité.

Colère et contestation
Aujourd’hui, la frustration a cédé la place à la colère. Plusieurs arbitres réclament de quitter la compétition, estimant leur présence vaine.
La polémique s’est amplifiée avec les plaintes officielles de sélections africaines. La Fédération Algérienne de Football et la Fédération Égyptienne de Football dénoncent des erreurs arbitrales présumées lors de leurs rencontres, renforçant le sentiment d’un deux poids deux mesures.

Épilogue :
Ainsi, au pays du football-roi, l’Afrique ne manque pas de joueurs. Elle manque de juges.
Et dans ce théâtre planétaire, le plus grand arbitre semble être l’oubli.

Par Patrick Sota