Quart de finale CDM 2026 : La Roja arrache son antre dans la douleur face aux Diables Rouges 2-1 et, défiera les Bleus

Quart de finale CDM 2026 : La Roja arrache son antre dans la douleur face aux Diables Rouges 2-1 et, défiera les Bleus

11 juillet 2026 Non Par admin

 

Il y a des victoires qui n’ont rien de triomphales. Il y a des qualifications qui se gagnent dans la sueur, dans l’attente, dans le frisson.

Vendredi soir, à l’heure où le ciel s’assombrissait, l’Espagne a arraché sa place au dernier carré. Non par éclat, mais par obstination. Non par grâce, mais par foi.

Face à elle, une Belgique blessée mais fière. Des Diables Rouges qui n’avaient plus rien à perdre, et qui, précisément pour cela, étaient dangereux.

Acte I : Le siège et la fêlure
Dès l’entame, la Roja prit possession du temps et de l’espace. Le ballon glissait de pied en pied comme une incantation. Longues séquences, angles fermés, patience de moine. L’Espagne ne jouait pas : elle berçait.

En face, la Belgique s’était faite forteresse. Compacte, appliquée, elle remit son destin aux éclairs de Jérémy Doku, retrouvé titulaire, et aux flèches lancées en contre.

La domination espagnole semblait stérile. Jusqu’à la 30è minute.
Une arabesque sur le côté droit. Lamine Yamal fixa, accéléra, offrit. Dani Olmo arma. Thibaut Courtois repoussa. Mais le ballon, cruel, revint aux pieds de Fabián Ruiz. Sans trembler, sans hésiter, il conclut. 1-0.

La messe paraissait dite.

C’était sans compter l’âme des Diables Rouges de la Belgique.
Sur leur première véritable offensive, Timothy Castagne adressa un centre d’orfèvre. Charles De Ketelaere, surgissant, devança Pau Cubarsí et piqua le ballon au-dessus des gants du gardien Espagnol (1-1, 41è).
Un coup de poignard. Un rappel que dans les quarts de finale, rien n’est jamais écrit.

Acte II : L’usure et le destin


La seconde période fut un supplice de beauté. L’Espagne tournait, tournait encore autour du bloc bas belge. Mais les lignes étaient denses, les corps étaient là, et les occasions se mouraient à l’orée de la surface.

Le sort, pourtant, avait décidé d’intervenir.
À l’heure de jeu, Courtois céda sur blessure. Son remplaçant, Senne Lammens, entra dans une rencontre qui allait le dépasser.

L’Espagne poussait. Une frappe lointaine. Un ballon fuyant. Et cette faute de main, presque imperceptible, qui changea le cours d’un Mondial. Le cuir échappa au gardien belge et traîna, perfide, dans la surface.
Mikel Merino était là. Comme contre le Portugal en 8ès. Comme un homme que le destin désigne.
À la 88è minute, d’un geste d’opportuniste et de tueur, il poussa le ballon au fond (2-1).

Le stade explosa. La Roja s’effondra de soulagement. La Belgique, elle, quitta la pelouse la tête haute, foudroyée mais debout.

Épilogue : Le rendez-vous des titans
L’Espagne s’en va donc. Elle s’en va avec les tripes, avec les doutes, mais elle s’en va.
Spécialiste des fins de match, maître de l’usure, elle a trouvé dans la douleur la voie de la qualification.

Mardi soir, à 21h, l’histoire reprendra.

Espagne – France: Une demi-finale qui a le goût de finale anticipée. Deux philosophies, deux couronnes, un seul trône à portée.

La Roja a souffert pour atteindre son antre.
Les Bleus l’attendent déjà.

Espagne 2-1 Belgique
Ce ne fut pas la plus belle des victoires.
Ce fut peut-être la plus espagnole.

Par Patrick Sota