Mondial 2026 : 17 sélectionneurs déjà emportés par la tempête

Mondial 2026 : 17 sélectionneurs déjà emportés par la tempête

22 juillet 2026 Non Par admin

Du limogeage éclair de Sabri Lamouchi à la fin de l’ère Didier Deschamps, la Coupe du monde 2026 a provoqué une véritable hécatombe sur les bancs de touche. Départs contraints, démissions, fins de cycle : jamais un Mondial n’avait semblé aussi impitoyable pour les sélectionneurs.

Une Coupe du monde fait des héros. Elle brise aussi des carrières. Quelques jours seulement après le sacre de l’Espagne, le Mondial 2026 laisse déjà un autre record dans l’histoire : 17 sélectionneurs ont quitté leur poste pendant ou aux lendemains de la compétition. Une vague de départs spectaculaires qui illustre l’exigence toujours plus forte du football international, où quelques matches suffisent désormais à balayer plusieurs années de travail.

Le premier à tomber est Sabri Lamouchi

Sabri Lamouchi, limogé

Sabri Lamouchi, limogé

Après la gifle reçue par la Tunisie face à la Suède (5-1) dès le premier match de poule, la Fédération Tunisienne de Football met immédiatement fin à sa mission. Dans l’urgence, Hervé Renard est rappelé pour tenter de sauver les Aigles de Carthage. Mission impossible. Battus ensuite par le Japon (4-0) puis les Pays-Bas (3-1), les Tunisiens quittent le tournoi dès le premier tour.

L’aventure de Renard ne survivra pas davantage au Mondial. Le technicien français souhaitait engager une profonde reconstruction du football Tunisien, avec un audit complet de la campagne mondiale. Les discussions avec la Fédération n’ayant pas abouti, son départ est officialisé le 4 juillet 2026.

La phase de groupes marque ensuite la fin du parcours de plusieurs techniciens expérimentés. Steve Clarke (Écosse), Hong Myung-bo (Corée du Sud), Miroslav Koubek (Tchéquie) et Marcelo Bielsa (Uruguay) présentent leur démission après des résultats insuffisants. En Équateur, Sebastián Beccacece quitte également son poste à l’expiration de son contrat.

Les huitièmes de finale accélèrent encore le mouvement.

Hong Myung-Bo déposé par la Corée du Sud

Hong Myung-Bo déposé par la Corée du Sud

Éliminé par un Maroc historique, Ronald Koeman referme son deuxième mandat avec les Pays-Bas. Dans la foulée, Julian Nagelsmann quitte l’Allemagne après une Coupe du monde largement en dessous des attentes. La Fédération Allemande n’attend pas longtemps pour lancer une nouvelle ère en confiant les commandes à Jürgen Klopp, figure emblématique du football européen.

Le Mexique tourne lui aussi une page avec la démission de Javier Aguirre, officialisée le 6 juillet 2026. Au Portugal, Roberto Martínez met un terme à son mandat après l’élimination face à l’Espagne. Le Ghana se sépare de Carlos Queiroz, tandis que Jamal Sellami quitte la Jordanie après avoir offert au pays la première qualification de son histoire pour une Coupe du monde.

En France également, une époque s’achève.

Après quatorze (14) années passées à la tête des Bleus, Didier Deschamps dirige son ultime rencontre le 18 juillet 2026, lors du match pour la 3è place contre l’Angleterre. Une sortie qui met un terme à l’un des mandats les plus marquants de l’histoire des sélections nationales en France. Zinédine Zidane prend désormais le relais pour ouvrir un nouveau chapitre du football français.

La liste continue de s’allonger après le tournoi. Zlatko Dalić quitte la Croatie après près de dix (10) ans de règne. Au Sénégal, la défaite contre la Belgique (2-3) en 8ès de finale coûte son poste à Pape Thiaw, limogé par la Fédération Sénégalaise le 11 juillet 2026. Enfin, Rudi Garcia met fin, d’un commun accord avec sa fédération, à son aventure avec la Belgique.

Ronald Koeman, sélectionneur des Pays-Bas

Ronald Koeman, sélectionneur des Pays-Bas

 

Au total, 17 sélectionneurs ont quitté leur poste en l’espace de quelques semaines. Un chiffre exceptionnel qui témoigne de la brutalité du football de très haut niveau.

Le Mondial 2026 n’a donc pas seulement couronné un nouveau champion du monde. Il a aussi refermé plusieurs des cycles les plus emblématiques du football international. Derrière les trophées et les célébrations, cette Coupe du monde restera comme celle qui a balayé une génération entière de sélectionneurs et redessiné durablement la carte des bancs des plus grandes nations.

Par Cheikh Oumar Dabo