Élections à la FIF : Recentrons le débat
22 juillet 2026
À l’approche de l’élection du président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), prévue le samedi 12 septembre à Yamoussoukro, il est impératif de recentrer le débat sur l’essentiel. Le bilan, les réalisations et les projets, plutôt que sur les polémiques et les campagnes de dénigrement.
Au lendemain de l’élimination des Éléphants en 16è de finale de la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, une vague de critiques s’est abattue sur le président de la FIF, M. Yacine Idriss Diallo. Journalistes, influenceurs, cyberactivistes et autres commentateurs ont multiplié les appels à sa démission, comme si cette élimination suffisait à effacer quatre années de travail et de résultats.
Pourtant, une question mérite d’être posée. Sur quels éléments objectifs repose une telle demande ?
Car si l’on s’en tient aux faits, le Comité Exécutif présidé par M. Yacine Idriss Diallo présente, en quatre années de gouvernance, l’un des bilans les plus consistants de l’histoire récente du football ivoirien.
Il convient d’ailleurs de rappeler que ce bilan n’est pas celui d’un seul homme. Il est celui de tout un Comité Exécutif, qui a travaillé de manière collégiale pour remettre le football ivoirien sur les rails après une période de profondes turbulences. Convaincus que les résultats obtenus constituent une base solide pour poursuivre les réformes engagées, les membres du Comité Exécutif ont, au cours d’une réunion, décidé à l’unanimité d’apporter leur soutien à la candidature du président sortant, M. Yacine Idriss Diallo, pour un nouveau mandat.
Certes, l’Equipe Nationale de Football Côte d’Ivoire a quitté la Coupe du Monde dès les 16ès de finale. Mais cette élimination ne doit pas occulter les progrès réalisés. Pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire a franchi ce cap lors d’une phase finale de Coupe du Monde. Ce parcours constitue une performance historique qui confirme la progression du football ivoirien sur la scène mondiale.
Il serait tout aussi injuste d’occulter un autre fait majeur de ce mandat. C’est sous la présidence de M. Yacine Idriss Diallo que la Côte d’Ivoire a remporté la CAN 2023, organisée sur son sol et remportée le 11 février 2024, un exploit historique qui restera à jamais gravé dans la mémoire collective des Ivoiriens. Cette troisième étoile, conquise au terme d’un parcours exceptionnel, a consacré le retour de la Côte d’Ivoire au sommet du football africain.
Ce sacre continental, célébré en présence du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara , qui n’a cessé d’exprimer sa fierté envers les Éléphants, est venu couronner les efforts de toute une nation. Au-delà du trophée, cette victoire a renforcé l’unité nationale, redoré l’image du football ivoirien et démontré qu’une gouvernance stable et ambitieuse pouvait produire des résultats historiques.
Mais le véritable mérite de cette gouvernance réside dans le travail de fond entrepris sur l’ensemble de la pyramide du football national.
Lorsque Yacine Idriss Diallo et son Comité Exécutif ont pris les rênes de la Fédération, celle-ci sortait d’une crise profonde ayant conduit la FIFA à installer un Comité de Normalisation. Il fallait reconstruire une institution fragilisée, restaurer la confiance des acteurs et remettre en marche les compétitions nationales.
Quatre (4) années plus tard, le constat est sans appel.
Les championnats de districts et régionaux, longtemps interrompus, ont été relancés sur toute l’étendue du territoire national.
Les compétitions de jeunes ont retrouvé toute leur place dans le calendrier national, favorisant la détection et la formation des talents.
Sous cette gouvernance, la Côte d’Ivoire a renoué avec une politique ambitieuse en faveur des sélections nationales de jeunes. Les équipes nationales U17, aussi bien chez les garçons que chez les filles, ont repris une participation régulière aux compétitions continentales et internationales. Cette politique a rapidement porté ses fruits. En 2025, la Côte d’Ivoire a réalisé une double qualification historique des sélections nationales U17 garçons et U17 filles aux FIFA U-17 World Cup de leur catégorie, une première qui récompense les efforts consentis en matière de détection, de formation et d’encadrement des jeunes talents. Cette performance illustre la volonté du Comité Exécutif de bâtir durablement l’avenir du football ivoirien en investissant dans sa relève.
Le football féminin a également connu un essor important avec le renforcement du championnat de Division 1, la création d’un championnat de Division 2 féminine et un meilleur accompagnement des clubs.
Les clubs, véritables piliers du football ivoirien, ont bénéficié d’un soutien accru grâce à la revalorisation des subventions destinées aux clubs de Ligue 1, Ligue 2, Division 3 ainsi qu’aux compétitions féminines.
Le relèvement du football local constitue d’ailleurs l’une des plus grandes réussites de cette gouvernance. Grâce au retour de la stabilité, à une meilleure organisation des compétitions et à l’amélioration progressive du niveau du championnat, la Côte d’Ivoire figure aujourd’hui parmi les dix meilleures associations membres de la Confederation Africaine de Football, selon le classement des compétitions interclubs. Cette progression s’est concrétisée par l’attribution de quatre (4) places aux clubs ivoiriens dans les compétitions africaines, à savoir la TotalEnergies CAF Champions League & Confederation Cup. Une reconnaissance qui récompense les performances de nos clubs et confirme le regain de compétitivité du football ivoirien sur la scène continentale.
Au-delà des compétitions, cette gouvernance a permis de restaurer la stabilité institutionnelle de la Fédération, de renforcer sa crédibilité auprès de la FIFA et de la CAF, de redonner confiance à l’ensemble des acteurs du football Ivoirien et de repositionner progressivement la Côte d’Ivoire parmi les grandes nations du football africain.
Naturellement, aucune Gouvernance n’est parfaite. Des défis demeurent et des progrès restent à accomplir. Mais une évaluation sérieuse ne peut se limiter à une élimination en Coupe du Monde. Elle doit porter sur l’ensemble des actions menées durant un mandat.
Le ballon roule aujourd’hui de nouveau sur toute l’étendue du territoire national. Les compétitions ont repris, les jeunes retrouvent des perspectives, les clubs sont mieux accompagnés et le football Ivoirien affiche une stabilité qu’il avait perdue depuis plusieurs années.
Le débat autour de l’élection du président de la Fédération Ivoirienne de Football mérite donc d’être recentré sur les faits, le bilan et les projets d’avenir, plutôt que sur les invectives et les campagnes de dénigrement. Dans, tous les membres statutaires prendront leurs responsabilités.
Dans une fédération démocratique, lorsqu’on conteste une gouvernance, il n’existe qu’un seul moyen légitime de l’exprimer : les urnes.
Le président de la Fédération Ivoirienne de Football est élu exclusivement par les présidents de clubs et les représentants des groupements dintérêt, conformément aux statuts de la FIF. Ce sont eux, et eux seuls, qui détiennent la légitimité de choisir celui qui conduira le football Ivoirien pour les quatre (4) prochaines années.
Ni les réseaux sociaux, ni les campagnes de dénigrement, ni les injures ne remplaceront jamais le verdict des urnes.
Le samedi 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, les présidents de clubs et les représentants des groupements d’intérêt auront la responsabilité de choisir celui qui présidera aux destinées du football Ivoirien pour les quatre prochaines années. Les candidats qui estiment porter un meilleur projet auront l’occasion de convaincre les électeurs. C’est cela, la démocratie sportive.
Le temps des polémiques et des campagnes de dénigrement doit désormais céder la place au débat d’idées. Les bilans se jugent sur des réalisations concrètes, et les ambitions se départagent dans les urnes.
En quatre années, le Comité Exécutif conduit par M. Yacine Idriss Diallo a restauré la stabilité institutionnelle de la Fédération, conduit la Côte d’Ivoire à la conquête de la CAN 2023 à domicile, relancé les compétitions sur toute l’étendue du territoire national, redonné vie au football des jeunes, accompagné davantage les clubs, renforcé le football féminin, permis, dès 2025, la double qualification historique des sélections nationales U17 garçons et U17 filles aux Coupes du Monde de leur catégorie, repositionné le championnat ivoirien parmi les dix meilleurs de la CAF avec quatre places qualificatives en compétitions africaines et consolidé le rayonnement du football ivoirien sur la scène internationale. Ce bilan collectif a naturellement conduit les membres du Comité Exécutif à renouveler, à l’unanimité, leur confiance au président sortant en soutenant sa candidature à un nouveau mandat.
Aujourd’hui, les fondations sont solidement posées.
» Finie la reconstruction, place désormais à la transformation du football ivoirien avec Yacine Idriss Diallo ».






