FÉMAFOOT : ASSEZ DU FEUILLETON ET DU BRICOLAGE ÉLECTORAL !

FÉMAFOOT : ASSEZ DU FEUILLETON ET DU BRICOLAGE ÉLECTORAL !

2 septembre 2026 Non Par admin

À Ségou et à Tombouctou, il faut maintenant remettre l’élection sur les rails. Ça suffit ! Le football Malien n’a vraiment pas besoin d’une nouvelle saison de «Commission électorale : épisode suivant ».

Après le président Touré, voilà le vice-président Alpha Amadou Guitteye de la Commission Électorale de première instance qui démissionne à son tour. Entre-temps, Ségou et Tombouctou ont offert leur lot de contestations, de mandats discutés, de décisions contestées et de procédures à rallonge. À ce stade, une question s’impose : combien d’épisodes faudra-t-il encore avant que la FÉMAFOOT décide de fermer ce feuilleton ?

Une Commission Électorale est un arbitre, pas un acteur supplémentaire du championnat électoral. Lorsqu’elle devient elle-même l’objet des contestations, que ses décisions alimentent les recours et que ses principaux responsables quittent successivement le navire, il devient difficile de demander aux clubs et aux candidats de faire comme si tout allait parfaitement bien.

Crise de crédibilité ?

L’on peut penser que ce départ met en lumière des désaccords profonds ou des accusations de manque de transparence, jetant un doute sur l’intégrité des opérations électorales.

Restaurer la confiance.

De G.à D. : Le président Abdoulaye Aliou Touré et le vice-président Alpha Amadou Guitteye démissionnent de la Commission Électorale

De G.à D. : Le président Abdoulaye Aliou Touré et le vice-président Alpha Amadou Guitteye démissionnent de la Commission Électorale

Le problème n’est plus de savoir qui a raison dans le feuilleton. Le problème est de savoir comment restaurer la confiance. Et pour cela, la FÉMAFOOT doit avoir le courage de prendre une décision claire : sortir du bricolage procédural et reprendre les élections de Ségou et de Tombouctou dans un cadre incontestable.

La FÉMAFOOT doit surtout garantir que le collège électoral soit établi sur des bases régulières, vérifiables et transparentes. Chaque mandat doit pouvoir être contrôlé. La FEMAFOOT a aujourd’hui une occasion de mettre fin à cette interminable série de controverses.

Qu’elle arrête donc le feuilleton de la Commission électorale d’Instance. Qu’elle sécurise juridiquement les collèges électoraux. Qu’elle organise à Ségou et à Tombouctou des élections propres, justes, transparentes et crédibles.
Parce qu’au bout du compte, le football Malien n’a pas besoin d’un vainqueur fabriqué par les procédures. Il a besoin d’un vainqueur légitimé par le vote.

À la FÉMAFOOT de choisir : prolonger le feuilleton ou enfin écrire le dernier épisode.

De Saïd Diarrassouba