FÉMAFOOT : Abdoulaye Touré démissionne, les élections de Ségou et de Kita plongées dans l’incertitude
26 août 2026
Après le rappel à l’ordre du Président de la FÉMAFOOT, la démission du président de la Commission Électorale d’Instance ouvre une nouvelle crise institutionnelle.
Nouveau coup de théâtre dans le processus électoral de la Fédération Malienne de Football.
Quelques jours seulement après la correspondance du Président de la FÉMAFOOT invitant la Commission Électorale d’Instance à tirer les conséquences de la décision de la Commission d’Appel et à poursuivre le processus électoral, le président de la Commission Électorale d’Instance, Abdoulaye Touré, vient de présenter sa démission.
Cette démission intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par des divergences d’interprétation entre les différentes instances chargées de conduire et de contrôler le processus électoral.
Une démission qui tombe au plus mauvais moment
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La correspondance du Président de la FÉMAFOOT, adressée à la Commission Électorale d’Instance à la suite de sa lettre de dénonciation, avait déjà créé une nouvelle donne.
Le Comité Exécutif avait notamment rappelé la nécessité de respecter les décisions rendues par l’organe d’appel et demandé la reprise du processus électoral.
C’est dans ce contexte qu’intervient ce mercredi 26 août, la démission d’Abdoulaye Aliou Touré.
Un départ qui soulève immédiatement une question essentielle : qui peut désormais légalement diriger la Commission Électorale d’Instance et assurer la continuité de ses missions ?
Ségou et Kita désormais sous haute tension.
Cette question n’est pas simplement administrative. Elle touche directement à la poursuite des processus électoraux, notamment à Ségou et à Kita, deux dossiers déjà fortement marqués par les recours et les contestations.
À Ségou, le processus électoral a connu plusieurs rebondissements après le scrutin du 2 août, soldé par une égalité de 17 voix contre 17 et suivi de plusieurs décisions des organes électoraux.
À Kita également, le processus fait partie des dossiers concernés par les dernières décisions de la Commission d’Appel des Élections.
La démission du président de la Commission Électorale d’Instance intervient donc à un moment où la Fédération Malieñne de Football a besoin, plus que jamais, d’une instance électorale pleinement opérationnelle et juridiquement incontestable.
Le vice-président peut-il prendre les commandes ?
C’est désormais le principal point d’interrogation.
Selon le code électoral, le vice-président appelé à assurer éventuellement l’intérim ne disposerait pas, du profil juridique requis pour diriger la Commission. C’est un professeur.
Son remplacement est juridiquement contestable, et c’est toute la capacité de la Commission à prendre des décisions valables qui pourrait être remise en question.
Et c’est précisément là que se situe le danger pour les élections de Ségou et de Kita.
Une vacance qui pourrait fragiliser davantage le processus.
Notre DirPub/RedChef a demandé au président de la Commission Électorale, les raisons de sa démission.
« Raisons personnelles », a-t-il confié.





