Demi-finales CDM 2026 : l’Espagne écrase la France et rallie la finale
15 juillet 2026
L’équipe de France n’a pas existé dans cette demi-finale et a été humiliée dans le jeu par l’Espagne qui se qualifie pour la finale de la Coupe du Monde (2-0). Les Bleus n’ont rien proposé et tenteront de décrocher une 3è place samedi soir face à l’Argentine ou l’Angleterre.
C’est une soirée noire à oublier au plus vite pour l’équipe de France ! Dans ce qui devait être l’une des affiches les plus séduisantes de ce Mondial, les Bleus ont livré une prestation catastrophique et ont été tout simplement inexistants face à une Espagne qui a dominé la rencontre de bout en bout avec une aisance et une fluidité déconcertantes. Une humiliation dans le jeu qui tranche cruellement avec le parcours impressionnant réalisé par les Tricolores depuis le coup d’envoi du tournoi, et qui soulève inévitablement de nombreuses questions sur la capacité de ce groupe à hausser son niveau lorsque l’adversaire est d’une qualité supérieure.
La Roja, portée par un collectif rodé à la perfection, a imposé son pressing et sa circulation de balle avec une autorité absolue, ne laissant jamais les Bleus respirer ni exister dans cette rencontre. Un score de 2-0 qui ne reflète même pas l’ampleur de la domination espagnole, tant les Français ont semblé dépassés par l’intensité et la qualité de jeu de leurs adversaires. Pour Didier Deschamps et ses joueurs, il faudra rapidement digérer cette désillusion et se remobiliser en vue du match pour la 3è place samedi soir, face à l’Argentine ou à l’Angleterre, pour sauver l’honneur et terminer ce Mondial sur une note moins amère.
Dépassée, l’équipe de France a été terrassée en demi-finale, ce mardi à Dallas (0-2). Il n’y aura pas de 3è finale de Coupe du monde consécutive pour la bande à Kylian Mbappé.
Kylian Mbappé pointe des problèmes tactiques
Le capitaine s’est à son tour confié sur M6 : « On n’a pas fait le match qu’on voulait faire, que ce soit tactiquement ou même techniquement et dans le niveau global qu’on a fourni. Quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas. L’Espagne a respecté son plan, ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le tempo du match. Notre objectif était d’aller les chercher haut pour qu’ils n’installent pas ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça et je pense qu’il y a eu trop d’approximations techniques, et on n’a pas su leur faire mal quand on devait leur faire mal. L’Espagne a dicté son tempo, c’était à nous de changer ce rapport de force. On a échoué. Dès le départ, on s’est retrouvé à 2 contre 3 au milieu et contre l’Espagne c’est compliqué. Fabian et Rodri avaient beaucoup de temps pour jouer. Il y a eu un manque de communication sur le pressing. On a fauté là-dedans. Et quand on récupérait le ballon, nos premières touches n’étaient pas dignes d’une demi-finale de Coupe du monde. Je ressens énormément de déception, c’était un rêve pour nous d’aller en finale, de donner cette possibilité à notre pays de rêver, de faire l’histoire. Il faut affronter ce moment la tête haute. Il va falloir lever la tête, partir en vacances, apprendre et mettre cet échec de côté ».
Maxence Lacroix estime que le groupe « part quand même la tête haute »
Le défenseur de Crystal Palace, qui a remplacé Saliba blessé, passe à son tour sur M6 : « Il y a beaucoup de déception parce qu’on était proche du but. On a joué contre une belle équipe d’Espagne. On a essayé de donner le maximum. Ça ne s’est pas passé comme on voulait aujourd’hui. Mais on part quand même la tête haute avec ce qu’on a proposé tout au long de cette aventure. C’est vrai qu’avec le potentiel qu’on a et les joueurs qu’on a, on s’imaginait aller plus loin. Mais on veut garder le positif ».
Luis de la Fuente loue « la masterclass » de son équipe.
« Je suis tellement fier d’eux », savoure le coach de la Roja.
Rayan Cherki estime que l’équipe de France a été « battue par elle-même »
Au micro de M6, le joker des Bleus Rayan Cherki s’exprime : « Je n’ai aucune explication à donner aujourd’hui. C’est très difficile parce que même dans un jour moins bien, ce qui peut arriver à tout le monde, on doit être un peu meilleur dans tous les compartiments du jeu : tactique, technique, physique, sur l’envie… C’est super dur parce qu’on avait tout pour aller au bout. On sait que toutes les équipes avaient peur de nous, et aujourd’hui, la seule équipe qui nous a battus, c’est nous-mêmes. Il a manqué de tout. C’était peut-être un match d’une vie. Les Espagnols ont été meilleurs que nous, mais aussi plus vicieux que nous. Ils ont joué sur leur faux rythme, comme ils aiment jouer au football, et nous, on n’a pas joué comme on aime jouer au football et on en paie les conséquences. L’arbitre n’a pas été au niveau, mais il ne nous a pas non plus enlevé de but ».
« Les joueurs sont anéantis » , annonce Deschamps, qui remet en cause l’arbitrage
Sur M6, le sélectionneur réagit : « Les joueurs sont anéantis parce qu’on avait beaucoup d’ambition. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, on a été un ton en dessous sur le plan technique, face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet. C’est d’abord de notre faute mais je pose une question : est-ce que l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? On en a eu quelques uns (des arbitres très médiocres, insinue-t-il) mais je ne vais pas répondre à cette question. Ca n’est pas parce qu’on a perdu aujourd’hui que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations en notre défaveur. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait. Mais sur ce match-là, l’Espagne a montré quelque chose de plus ».
Deschamps, qui fracasse l’arbitrage du Salvadorien Ivan Barton…
L’Espagne élimine une équipe de France méconnaissable
La Roja s’est qualifiée avec brio pour la finale de la Coupe du monde. A Dallas, l’Espagne a battu la France 2-0 grâce à des buts d’Oyarzabal (22è sur péno) et Pedro Porro (58è).
Dès la première période, l’Espagne a dominé, avec une impressionnante maîtrise collective notamment au milieu du terrain sous la régie de Rodri et Ruiz. La Roja a su annihiler la redoutable armada offensive des Bleus grâce à un gros pressing, une solidarité de tous les instants, un positionnement impeccable et un jeu de passes d’une précision diabolique.
Un coup du sort a permis aux champions d’Europe de débloquer la situation. A la 20è, Digne a mal estimé un ballon aérien et il a donné un coup de pied à Yamal qui surgissait dans son dos : le penalty, indiscutable, a été transformé avec autorité par Oyarzabal (22è), auteur de son 5è but du tournoi.
Les Français ont ensuite connu un autre coup dur avec la sortie sur blessure de Saliba (29è). Offensivement, les hommes de Didier Deschamps n’ont pas trouvé la solution : pas le moindre tir cadré au moment de rentrer aux vestiaires.
Le scénario est resté le même à la reprise, avec une nette domination des Espagnols qui confisquaient le ballon la plupart du temps. À la 58è, le deuxième but tombait comme une évidence après une longue action collective superbement conclue par Pedro Porro après un service de Dani Olmo.
Les Bleus ont bien tenté de se rebeller, avec deux essais non cadrés de Mbappé (64è/67è), mais rien de plus.
En ce 14 juillet, ce sont les Espagnols qui ont fait chuter de haut l’équipe qui faisait pourtant figure de grande favorite du tournoi. Mais elle a échoué dès son premier véritable test sérieux. Ses grands leaders ont tous failli sans exception.
Ce sera seulement la deuxième fois que l’Espagne disputera la finale de la Coupe du monde, après son sacre de 2010 en Afrique du Sud. Comme à l’époque, la Roja tentera d’enchaîner après avoir gagné l’Euro deux ans plus tôt. Et signe du destin, elle avait déjà sorti la France en demi-finale en 2024 en Allemagne : l’Argentine et l’Angleterre sont prévenues…
Résumé : la France et l’Espagne se sont affrontées à 39 reprises, avec 19 victoires pour l’Espagne, 13 pour la France et sept (07) matches nuls.
Le premier duel officiel entre les deux pays remonte au 30 avril 1922 au Bouscat, près de Bordeaux, où la Roja s’était imposée largement (4-0).
Plus de 60 ans plus tard, les deux équipes se retrouvaient en finale de l’Euro 1984 au Parc des Princes. Portée par Michel Platini, auteur de l’ouverture du score sur coup franc, la France remportait son premier grand titre international après une victoire 2-0.
En 1998, les Bleus et la Roja se sont affrontés lors du match inaugural du Stade de France, une rencontre remportée par la France (1-0) grâce à un but de Zinédine Zidane.
Mais l’un des duels les plus marquants reste celui du Mondial 2006 en Allemagne, en 8è de finale, lorsque la France, menée au score après un penalty de David Villa, renversait la situation grâce à Franck Ribéry, Patrick Vieira et Zidane pour s’imposer 3-1.
En finale de la Ligue des nations en 2021, la Roja ouvre le score avant que Karim Benzema et Kylian Mbappé ne donnent la victoire à la France (2-1) à San Siro.
En demi-finale de l’Euro 2024, l’Espagne bat la France 2-1 grâce notamment à un but spectaculaire de Lamine Yamal, alors âgé de 16 ans.
En demi-finale de la Ligue des nations 2025, la Roja s’impose face à la France dans un match spectaculaire (5-4), marqué par le doublé de Lamine Yamal.
La 19è victoire de la Roja sur les Bleus, c’était ce 14 juillet 2026 en demi-finale de la Coupe du monde 2026 (0-2).






