Demi-finale CDM 2026 : deux buts en 7 mns, Messi, démiurge d’un renversement fou de l’Argentine face à l’Angleterre

Demi-finale CDM 2026 : deux buts en 7 mns, Messi, démiurge d’un renversement fou de l’Argentine face à l’Angleterre

17 juillet 2026 Non Par admin

Guidée par un Lionel Messi de 39 ans, toujours décisif malgré le poids des années, l’Albiceleste a écarté l’Angleterre en demi-finale.

 

L’Argentine a une nouvelle fois puisé dans ses ressources pour s’imposer 2-1 et rejoindre l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026.

L’Argentine qui ne meurt jamais

L’Argentine ne meurt pas. Elle ressuscite. Déjà miraculée face à l’Égypte en 8ès de finale de cette Coupe du monde 2026, l’Albiceleste a, mercredi, offert au monde une nouvelle tragédie pour ses adversaires et une nouvelle symphonie pour les siens : un renversement d’une beauté cruelle face à l’Angleterre.

Le coup de massue et la résistance

À la 55è minute, le couperet tomba. Anthony Gordon, surgissant au cœur de la défense, glaça l’Argentine d’un but qui fit taire les chants et tendit l’échine des champions du monde. Dos au mur, une fois encore. L’histoire semblait bégayer.
Mais les hommes de Lionel Scaloni ne connaissent ni la reddition, ni l’usure. Ils répondirent par l’orgueil.

Le siège et le mur anglais

Vague après vague, ils assaillirent le but anglais. Devant eux se dressait pourtant un rempart : Jordan Pickford, gardien de granit, impérial dans ses parades. Et même le bois se fit anglais, repoussant avec insolence la frappe rageuse d’Alexis Mac Allister. Le temps s’étirait, l’angoisse montait.

L’éclair de Messi

Il fallait un sorcier pour rompre le sort. Il fallait Messi. À la 85è minute, le génie argentin, dans un geste d’une simplicité souveraine, caressa le ballon à l’entrée de la surface pour Enzo Fernandez. Le milieu de Chelsea n’hésita pas. Sa frappe lointaine, sèche et implacable, fendit la nuit et la muraille (1-1).
Le stade entra en éruption, comme si des millions d’âmes avaient crié d’un seul poumon.

Le refus de la prolongation

Libérée, l’Argentine refusa la prolongation. Elle la jugea indigne de son courage. Dominatrice, ivre de ballon, elle encercla les Anglais, recroquevillés, hagards, attendant la sentence.

L’ultime offrande

Elle vint dans l’ultime soupir. Temps additionnel, 90è+2. Sur le côté droit, Messi leva la tête. D’un pied droit qui écrit l’histoire, il déposa un centre millimétré, une offrande suspendue. Et dans cette ellipse parfaite surgit Lautaro Martinez. D’une frappe de la tête à bout portant, brutale et tendre à la fois, il envoya l’Argentine au ciel (1-2).

Vers la gloire

Silence du côté Anglais. Délire du côté Argentin. L’Albiceleste file en finale du Mondial, où l’attend l’Espagne dimanche, pour l’ultime joute, l’ultime couronne.

Car cette Argentine-là ne gagne pas seulement des matchs.
Elle écrit des légendes.

Par Patrick Sota