CdM 2026 : l’Iran refuse de participer au Mondial 2026 en raison des tensions géopolitiques
12 mars 2026
La sélection iranienne n’ira pas à la Coupe du monde en Amérique du Nord, en raison de la guerre qui oppose la République islamiste aux États-Unis et à Israël.
«Vu que ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, il n’y a aucune condition qui ferait qu’on participerait à cette Coupe du monde, a martelé Ahmad Doyanmali à la télévision d’État hier mercredi. On nous a imposé deux guerres en huit ou neuf mois, et des milliers de nos citoyens ont été assassinés. Il n’y a aucune possibilité que l’on participe.»
« Si c’était un autre pays organisateur, la communauté internationale aurait sûrement déjà réagi et elle lui aurait retiré l’organisation de la compétition», a ajouté le ministre des Sports iranien.
Cette annonce de boycott intervient alors que le président américain Donald Trump, qui mène le conflit armé au Moyen-Orient en étroite collaboration avec Israël, a tout juste déclaré que « l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour disputer le tournoi aux États-Unis », selon des propos rapportés ce mercredi, par le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Pour l’heure, aucune officialisation quant au boycott de l’Iran n’a toutefois encore été actée. Reste désormais à voir comment la FIFA réagirait à cette situation, le cas échéant, et si l’instance désignerait un pays remplaçant.
Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a confirmé ce boycott, motivé par des tensions géopolitiques majeures et des frappes américano-israéliennes, notamment suite à la mort du guide suprême, rendant leur participation impossible.
Le Contexte : Cette décision fait suite à une escalade militaire marquée par des frappes ayant entraîné la mort de l’ayatollah Khamenei fin février 2026.
Les Conséquences : L’Iran (GG), qui était qualifiée donc censée disputer ses trois matches sur sol américain, respectivement à Inglewood, en Californie, et à Seattle dans l’État de Washington, laquelle devait affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande, se retire de la compétition. La FIFA se retrouve dans l’urgence de trouver une solution.
Cette décision marque une rupture diplomatique et sportive significative en plein conflit armé.
La Fédération remet en question la sécurité sur le sol américain
Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait déjà émis des doutes quant à la participation de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2026, s’interrogeant à la télévision d’État : « Si c’est à cela que ressemble la Coupe du monde, qui, sain d’esprit, enverrait son équipe nationale dans un tel endroit ? »
M. Taj a lié ses préoccupations en matière de sécurité à la récente participation de l’équipe nationale féminine en Australie, où plusieurs joueuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari, ont demandé l’asile. Alors que certains rapports suggèrent qu’elles ont cherché refuge après avoir été qualifiées de « traîtresses » pour avoir refusé de chanter l’hymne national, M. Taj a affirmé qu’elles avaient été « kidnappées » et retenues en « otages ».
Il a reproché à Trump d’avoir incité ces défections en leur offrant l’asile, se demandant : « Comment peut-on être optimiste à propos d’une Coupe du monde qui doit se dérouler en Amérique ? »
Si la Team Melli, la sélection nationale de football de l’Iran renonce au Mondial 2026, ce sera le premier forfait depuis 1950.




